Les effets pervers de la reconnaissance au travail

Les effets pervers de la reconnaissance au travail

La reconnaissance en milieu de travail peut engendrer des effets à connotation négative. En fait, lorsqu’elle n’est pas pratiquée adéquatement ou si elle fait l’objet de flatterie, elle peut entraîner diverses conséquences néfastes.

La jalousie et sentiment d’injustice : Une certaine jalousie peut émerger si la reconnaissance en milieu de travail est perçue comme étant inéquitable pour tous les membres de l’organisation, si certains semblent en recevoir plus que d’autres et ce, sans justification plausible. Cette perception fera en sorte que la reconnaissance sera discréditée et perdra sa valeur aux yeux de tous.

Un climat de compétition : Un climat de compétition peut s’installer entre les travailleurs qui essaieront d’obtenir, tant bien que mal, des marques de reconnaissance. Chacun tentera de se faire valoir afin de s’attirer la sympathie et les compliments d’autrui. Or, la reconnaissance s’inscrit dans une perspective d’interrelations dans laquelle la coopération est valorisée et prônée. Dans l’objectif de contrer cet effet non désiré, la forme que prend la reconnaissance doit varier et les huit sous catégories de la reconnaissance au travail doivent être respectées.

La perte de crédibilité : La perte de crédibilité est un autre aspect qui peut émerger si la reconnaissance est manifestée de façon inadéquate. Si la reconnaissance est offerte sur une base aléatoire, les membres de l’organisation vont croire qu’elle est peu crédible et incohérente. Dans le but d’optimiser les marques de reconnaissance et de les rendre crédibles aux yeux de tous, elles doivent respecter les huit critères de qualité et être offertes avec discernement.

Somme toute, les effets néfastes peuvent être contournés grâce au respect de certains principes qui régissent et qui balisent les manifestations et expressions de reconnaissance en milieu de travail. Il faut donc être vigilant et attentif à ces aspects afin d’optimiser les résultats issus de l’utilisation de reconnaissance en milieu organisationnel.

 

Référence

Brun, J.P., Lamontagne, S., Blais, C., Pageot, N., Mérineau, D. & Lépine, P. (2005). La reconnaissance au travail. Québec, Québec : Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail.

Commentaires